ELVIRE

du Mercredi 7 au Samedi 31 mars

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ELVIRE

Henry BERNSTEIN

«Quand on n’a plus de pays, tout devient inconfortable. Pas d’identité, pas de passeport. Plus de racines. C’est quelque chose de difficile». Ces mots d’Elvire, aristocrate viennoise à qui les nazis ont tout pris, ont un parfum d’actualité pour tous les migrants d’aujourd’hui.

L’actualité ne serait-elle qu’un relent des prémices de la pire page de l’histoire du 20ème siècle ? Choquante à l’époque, cette œuvre devient emblématique aujourd’hui !

Puissante et fascinante, la pièce d’une extrême lucidité dévoile le courage d’une femme, la passion, l’amour, l’amitié,…

Une Femme exceptionnelle, une pièce bouleversante !

Avec : Stéphanie MORIAU, Natacha AMAL , Jean-Claude FRISON, Michel de WARZEE & Sergio ZANFORLIN

Mise en scène : Michel WRIGHT

Décors : Serge DAEMS

Création lumières & Régie : Bruno SMIT 

Représentation du Mardi au Samedi à 20h15. Dimanche à 16h

Durée du spectacle : 2h30 entracte compris

Elvire « (Henry Bernstein): un Don Juan amoureux d’une comtesse juive persécutée. Un mélo politique. Lire la suite.. Christian JADE , Rtbf Culture

« La pièce marque aussi le retour en Belgique de Natacha Amal, en tout cas le temps d’une saison. Son brillant parcours en France a un peu fait oublier que cette « femme de loi » est belge. Ici, elle joue, avec autant d’émotivité que de charme, le rôle de Claudine de Gaige, une femme lucide, tiraillée entre l’affection et la loyauté envers son mari et la passion amoureuse qui l’attache à son amant. À cet égard, la scène de rupture avec Jean est menée tout en finesse et pleine d’émotion.
Jean-Claude Frison incarne brillamment et avec une virilité assumée le rôle de l’avocat. Un personnage égoïste aux changeantes amours, davantage attiré par la séduction que par les femmes qu’il séduit. C’est pourtant lui qui va faire l’objet d’une très jolie scène de séduction au deuxième acte. Lire la suite… L’Eventail, Jean Claude Darman

« Par son jeu subtil, Stéphanie Moriau fait ressentir la force, qui habite cette femme au cœur brisé » Jean Campion, 15.03.18 Lire la suite…. 

« Stephanie Moriau est sidérante de charme et de sensibilité et campe une Elvire touchante, torturée et forte à la fois. Elle porte en grande partie la pièce sur ses épaules et son interprétation est mémorable. »

« L’interprétation somptueusement mise en valeur dans le décor de Serge Daems (chaque ouverture de rideau était aplasie le soir de la première), des quatre comédiens principaux. Michel de Warzée campe André Cormagnin, un directeur de journal pour qui l’image prévaut et se suffit à elle-même pour dire le monde, même si au fil des trois actes il dévoile une humanité écorchée vive par ce qu’il sait des événements du monde. Natacha Amal, l’incarne avec toute l’ambiguë frivolité dont elle est constituée la mondaine  Claudine de Gaige,  à laquelle le sens de l’observation et de l’humanité de Bernstein donne une complexité bien plus souterraine que les apparences qui en émergent. Jean Viroin, incarné par Frison, nous donne à ressentir la difficulté de s’engager, de faire les choix appropriés et éthiques, lorsque l’on se trouve au coeur des tourments privés et publics. Enfin, le rôle-titre d’Elvire von Siersberg est porté avec une sensibilité et une justesse sans défaut par Stéphanie Moriau. L’actrice délie chacune des émotions de son personnage avec une fluidité limpide, jouant de la voix finement accentuée par la sonorité de la langue maternelle du personnage, l’allemand, trouvant dans chaque geste, chaque regard, chaque pose cette distance légère qui fait de l’élégance une arme, de la grâce un argument, de la féminité une force indomptable comme le dévoilera l’issue de la pièce. Lire la suite Jean Jauniaux, le 11.03.2018 www.Espace Livre

Vivez la fin de l’insouciance sous le bruit des bottes avec Elvire : La seconde partie s’avère somptueuse avec un duo Moriau-Frison absolument magistral ! lire la suiteJPROCKBRUXELLES, Branché culture 10.03.2018 

 Elvire d’Henry Bernstein : Pièce réalisée en janvier 1940 au Théâtre des Ambassadeurs à Paris, dont Henry Bernstein fut le directeur. Il y fit jouer sa comédie qui ne connut qu’un demi-succès. On pourrait reprocher aujourd’hui à Elvire, quand tout a été dit 80 ans plus tard, de faire primer la comédie de mœurs sur les camps de concentration nazis. De porter à la scène les affaires de cœurs d’un avocat fortuné et courtisé, au détriment de ce que dénonce la pièce à travers le personnage d’Elvire, une aristocrate viennoise détroussée et humiliée par les nazis en 1938, lors de l’Anschluss. C’est vrai que les déboires sentimentaux de Jean Viroin, incarné par Jean-Claude Frison, ne font pas le poids, ou ne devraient pas le faire, au regard de la misère secrète, silencieuse, réservée, de cette jeune Autrichienne qui est venue demander de l’aide à Paris. On a moins envie de s’apitoyer sur le séducteur, qui use et abuse de son charme pour séquestrer le cœur de sa maîtresse, que sur les malheurs d’une apatride spoliée de tout. L’avocat n’aime chez les femmes que l’ascendant qu’il peut prendre sur elles, et il les aime égocentriquement, par vanité. C’est vrai, mais la pièce nous fait aussi sentir le drame vécu de l’intérieur. Par exemple dans la scène où Elvire parle avec rage, avec violence enfin, de ce qui est arrivé à son mari, torturé puis assassiné dans le camp de concentration où il a été interné. A l’époque, personne n’osait en parler. Personne ne voulait savoir la vérité. Ou quand elle avoue qu’elle-même a subi à Vienne l’interrogatoire musclé des nazis, qui la forçaient, elle, une aristocrate autrichienne, à laver les WC de l’immeuble à mains nues, avec de l’eau de javel. Elle en a gardé les mains brûlées par le détergent. Elvire, une réfugiée autrichienne confrontée à l’antisémitisme de l’époque. La pièce oscille ainsi entre les deux registres. Maniant à la fois la comédie sentimentale et le drame politique quelques mois avant que n’éclate vraiment la guerre. Cette guerre qui se préparait en sourdine et qu’annonce le journaliste, l’ami de l’avocat interprété par Michel de Warzée, qui veut envoyer Elvire en Pologne pour y faire un « bon reportage » sur le climat social. Cette oscillation est au cœur de l’histoire avec un grand H, car on parlait alors d’une « drôle de guerre » où les armées patientaient avant la tempête. Avant la Blitzkrieg. La pièce est faite de cette drôlerie impertinente jouée par nos quatre personnages, qui évoluent dans un décor bourgeois et feutré. Stéphanie Moriau campe cette aristocrate pudique, sobre, intelligente, qui ne se livre que par petites touches, en refusant de s’apitoyer sur elle-même. En refusant de jouer les victimes de l’histoire face à l’avocat paternalisant. C’est, disions-nous, une vraie aristocrate qui doit donner le bon exemple à ceux qu’elle rencontre. Et c’est ce qu’on retiendra de la pièce –  Michel LEQUEUX, Bruxelles Culture du 9.03.2018

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