LE MISANTHROPE

LE MISANTHROPE

De Molière

Mise en scène: Philippe Volter
Avec :Philippe Résimont, Roxane de Limelette, Laurence d’Amélio, Micheline Goethals, Philippe Allard, Michel de Warzée, Michel Kartchevsky, Yves Claessens, Leslie Branckaute, Chiara di Venosa, Nicolas Mispelaere

L’intrigue :
Alceste considère l’humanité avec indulgence.
Il n’a que mépris pour la société qui tolère et même sourit aux méchants et aux médiocres quand ils sont puissants. Pourtant son intransigeance ne l’a pas empêché de s’éprendre de Célimène, jeune femme mondaine et coquette.
Désireux de fuir cette société pour laquelle il n’est pas fait, il souhaite convaincre Célimène de renoncer au monde par amour pour lui….

Note du metteur en scène :
Pourquoi monter cette pièce de Molière en 2004 ?
Tout d’abord, pour son universalité intemporelle, pour sa puissance évocatrice de sa langue et de son verbe et qu’enfin parce qu’elle parle d’une quête d’amour, de l’incommunicabilité entre les hommes et les femmes, de la jalousie, de la séduction, du pouvoir et des compromissions, de l’exigence, de l’honnêteté, sujets pour le moins éternels.
Ce qui me tente dans ce pari, est de le rapprocher de nous, de le rendre plus contemporain, malgré son vocable d’un autre temps, de chercher à mettre en avant les sentiments et les combats communs au XVIIe siècle et au nôtre.
Molière a intitulé cette pièce le « Misanthrope », mais on oublie souvent le sous-titre qui lui est accolé, « ou l’atribilaire amoureux ».
Il m’a semblé intéressant de relire la pièce sous cet angle et de chercher à comprendre cet homme plutôt qu’à le condamner, de même pour le personnage de Célimène, que j’ai trop souvent vu jugé coupable, sans aucune tentative de compréhension, ni de mansuétude pour sa jeunesse et sa méconnaissance du monde.
J’ai donc choisi de transposer la pièce dans les années trente, pendant la prohibition, qui signale plus lisiblement (vestimentairement parlant) l’appartenance à un groupe social.
Une jeune et jolie femme peut-elle résister longtemps à ce miroir aux alouettes que sont le luxe, les plaisirs factices, l’argent facile, l’insouciance et le monde corrompu qui l’entoure.
L’heure d’un choix de vie approche pour Célimène, et rien ne nous dit que celle que l’on veut juger ce soir ne représente pas une alternative de vie aux choix qu’on lui impose.