OSCAR ET LA DAME ROSE

OSCAR ET LA DAME ROSE

D’Eric-Emmanuel Schmitt

Accueil de l’Association des Arts et de la Culture asbl

Mise en scène : Daniella Bisconti
Avec : Jacqueline Bir
Scénographie : Vincent Lemaire
Durée approximative 1h30 sans entracte

Auteur prolixe s’il en est, Eric-Emmanuel Schmitt porte le succès en bandoulière. Où qu’elle passe, son œuvre interpelle, séduit, bouleverse si bien qu’aujourd’hui, ses romans et pièces de théâtre se jouent aux quatre coins du monde.

Une plume à la mode ? Ce serait pernicieux de réduire Schmitt à une tendance, une recette actuelle. La force de son écriture, l’homme la puise dans la Vie. Telle est l’essence de sa réflexion et le chaînon qui, de Paris à Tokyo, soulève l’admiration.

Schmitt parle de ses contemporains, de leurs déchirures, de leur questionnement. Il le fait sans pathos, avec le doigté d’un magicien des mots. Sous sa plume, Freud rencontre Dieu (Le Visiteur), la mort soulève un coin de rideau (Hôtel des deux mondes), un petit garçon juif trouve l’apaisement dans le sourire d’un épicier arabe (Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran).

C’est avec cette même humanité, ce pouvoir d’observation qu’il exerce sur ses pairs, que Schmitt a écrit « Oscar et la Dame Rose ». Un hymne à la vie, une fable métaphysique qui traite l’insoutenable sous le prisme de la tendresse et de l’humour.

L’histoire :
Quelques lettres adressées à Dieu par un enfant de 10 ans. A travers elles, l’histoire d’une complicité : celle d’Oscar, un petit garçon atteint de leucémie, et de la Dame Rose, une mamie pleine de tendresse, visiteuse extravagante dans un hôpital pour enfants. Face à Oscar, la maladie et son lot de questions brûlantes : la peur de ses parents désemparés devant son état de santé, le silence du ciel (si Dieu existe, ne donnerait-il pas un coup de main?) et puis l’amour, l’amitié, croisés au détour des chambres d’autres petits malades. Autant de tourments mélangés à la joie infinie de vivre. Par sa drôlerie et son imagination, la Dame Rose apaise le quotidien d’Oscar ; elle partage les coups, les discussions. Elle trouve les mots pour dissiper les bleus à l’âme.

Création belge de « Oscar et la Dame Rose »
Après Danielle Darrieux (que dirigeait Christophe Lidon), « Oscar et la Dame Rose » connaîtra bientôt une autre interprète d’exception. Jacqueline Bir, figure emblématique du théâtre belge, portera ce texte magnifique sur les planches. La comédienne, qui fêtait en 2003 ses 50 ans de carrière, a toute la verve, l’espièglerie, la simplicité aussi d’une mamie Rose. Elle sera mise en scène par une autre grande dame : Daniela Bisconti, dont l’acuité, le charisme et la sensibilité devraient faire merveille dans cette création.

Un duo de femmes dont on attend avec impatience le fruit de l’échange et de la complicité.