PRESSE

LA PITIE DANGEREUSE – CRITIQUES

 Critique Cinémaniacs

Une pièce hautement dramatique ! Une œuvre forte de Stefan Zweig, adaptée par Philippe Faure.

LA PITIE DANGEREUSE, une œuvre immense qui peint un monde, une société, un regard sur son époque, les premières années du vingtième siècle.
Une pièce qui possède la dimension et la force d’une tragédie.
Zweig a écrit une histoire qui n’a pas d’issue, une histoire qui va jusqu’au terme fatal de relations impossibles.
Le personnage d’Anton restera mystérieux jusqu’au bout de la pièce.

Cette pièce est une véritable tragédie, interprétée remarquablement par Stéphanie Moriau.

De plus en plus, Stéphanie, épouse de Michel de Warzée, s’affirme comme une grande comédienne, elle nous le confirme d’ailleurs à chacune de ses interprétations, que ce soit dans des rôles légers ou amusants (On l’a encore vue dans le Sacha Guitry joué en décembre dernier à La Comédie Claude Volter), que ce soit dans des rôles de jeune femme passionnée ou des rôles de composition, que ce soit comme actuellement dans un personnage d’une grande sensibilité, atteinte gravement par la maladie.
Elle traduit avec une belle justesse tout ce que Edith peut ressentir, que ce soit l’espoir, le désespoir, l’amour naissant pour ce jeune officier, le besoin d’être comprise, l’envie qu’on la prenne dans ses bras, qu’on l’aime, sa lutte contre la maladie…
Stéphanie joue tous ces moments de la pièce avec discrétion, finesse, exaltation. Elle nous émeut !
On oublie la comédienne, on se trouve face à cette jeune fille handicapée que l’on voudrait aider…

Aux côtés de Stéphanie Moriau :
Michel de Warzée dans le rôle du médecin, Condor. Il le joue avec affinité et humanité,
Jean-Paul Dermont (que l’on est heureux de revoir sur nos planches bruxelloises) joue Kekesfalva, le père d’Edith, il est pathétique, angoissé par l’état alarmant de sa fille,
Héloïse Meire : Ilona. C’est le seul sourire de la pièce. Elle joue cette femme avec tendresse, affection, attachement.
Nicolas Pirson : Anton. Son interprétation est déconcertante. On cherche à mieux comprendre ce personnage taiseux. On essaye de l’identifier. Son regard reste fixe durant toute la pièce sauf lorsqu’il a un entretien définitif avec le docteur.
Un personnage délicat à interpréter.

Scénographie (décor mobile) de Dimitri Shumelinsky qui représente un salon, la chambre d’Edith, la terrasse du château, etc…

Un très beau spectacle ! Un grand moment de théâtre !

Roger Simons