PRESSE

FAISONS UN REVE – CRITIQUES

Georges Feydeau, à l’affiche de plusieurs théâtres, c’est formidable !

Sacha Guitry, à l’affiche d’un seul théâtre, c’est génial !

Une bonne idée du directeur de « La Comédie Claude Volter », Michel de Warzée, qui s’est attribué le rôle principal de cette pièce : « LUI », l’avocat… célibataire.

FAISONS UN REVE est très certainement la pièce la plus jouée et souvent reprise.

Parmi les interprètes célèbres : Sacha bien sûr, Yvonne Printemps, Raimu,  et plus près de nous : Robert Lamoureux, Danielle Darrieux, Louis de Funès , André Dussollier , Jean-Pierre Cassel , Claude Rich, et tellement d’autres encore comme Pierre Arditi…

Et aujourd’hui Michel de Warzée !( Et Stéphanie Moriau,  sa compagne et sa partenaire dans la pièce)

COMMENT QUALIFIER CETTE PIECE ?

Très simplement : c’est un divertissement espiègle et malin, porté sur les sentiments amoureux et les rapports de force entre l’homme et la femme. Mais il y a plus dans cette pièce et ça, c’est  formidable…

LE MONOLOGUE THEATRAL LE PLUS LONG

Une performance  pour un acteur : tout un acte seul en scène. Cela ne paraît pas long du tout, c’est amusant  avec des tonnes de vérité qui s’en dégagent…

Et ici, Michel de Warzée mérite  des tonnes d’applaudissements.

C’est le deuxième acte de la pièce  dans lequel  « Lui » attend  « Elle »,  la jeune épouse  dont il est tombé éperdument amoureux.

Je le félicite avec une joie totale pour son interprétation tout à fait brillante.

 

Soutenir un acte seul en scène , s’adresser au public un peu comme étant le témoin, faire rire abondamment , marcher de long en large  dans le salon qu’il a transformé en  chambre à coucher …hum hum… , plaçant de  nouveaux draps pour séduire la belle , éparpillant des flacons  de parfum, s’inquiétant, téléphonant sans arrêt du retard de la belle qui lui a promis de venir passer la soirée ??? , téléphonant sans arrêt à la compagnie téléphonique de l’époque, c’est pire qu’aujourd’hui quoique…guettant l’arrivée du taxi qui doit la déposer chez lui…

Le texte est drôle mais en même temps corrosif..

COMME LE DISAIT SALVADOR  EN CHANGEANT UN MOT : HE HE   LA BELLE VA-T-ELLE ARRIVER ?

Et de vous précipiter au Théâtre où se trouve «  l’avocat amoureux »

Et Guitry a imaginé un moment de rêve, un moment d’amour tout à fait étonnant, plein de tendresse et de poésie…

Et je le répète, Michel de Warzée est merveilleux .Je reverrais cette pièce avec beaucoup de plaisir et…d’amour.

Je ne puis que vous inciter à  découvrir la pièce mais aussi et surtout l’interprète !

Générique de fin… .Comme je les aime :

Michel  de Warzée : Lui

Stéphanie Moriau : Elle

Bruno Georis : Le mari

Sergio Zanforlin : Le valet de chambre

Scénographie : Noémis Breeus

Lumières et Régie : Sébastien Couchard

Mise en scène : Danielle Fire…

A qui j’adresse tous mes propos de félicitations. Danielle est réellement une spécialiste du genre, une mise en scène  intelligente  compétente, discrète, de bon  goût, sans excès.

Merci Danielle.

Lire l’article complet sur http://lesfeuxdelaramperogersimons.skynetblogs.be/

LES FEUX DE LA RAMPE ROGER SIMONS

 
La scénographie de Noémie Breeus fait revivre un splendide décor des années 20 avec Sydney Bechet en trame musicale. La beauté et le luxe font plaisir à l’œil. Un divan art-déco porteur de livres se transforme au deuxième acte en couche extra-maritale, bouquet de lys virginaux à l’appui. Des objets précieux, un  meuble Boule, une vitrine d’objets en argent et des jeux de lumière tamisés qui rendent les femmes si belles. Le tout rappelle le raffinement exquis d’un appartement bourgeois à deux pas du Boulevard Haussmann! Un écrin pour que se développent la séduction de l’amant et l’éblouissement progressif de la femme…
Deux rôles qui vont comme un gant au comédien Michel de Warzee et à la fine et spirituelle Stéphanie Moriau.
L’intrigue est simple: la femme mariée se réveille affolée chez son amant et le mari arrive lui aussi ayant découché  et sollicite un alibi…auprès de l’amant! Les répliques sont délicieuses. Le long monologue du Don Juan du deuxième acte est une véritable page d’anthologie à propos de l’attente et de l’impatience. C’est plein d’humanité tout en faisant  fuser les rires. Les interventions du majordome (Sergio Zanforlin), les aléas des pneumatiques, ceux du téléphone relié à une standardiste, le taxi dans lequel roule un russe émigré, tout contribue à peindre une époque victime de ses inventions et toujours à la recherche d’elle-même, tout comme la nôtre.

Le spectacle vous embarque dans du léger, dans le charme désuet de la bourgeoisie… revisité avec grand bonheur théâtral. Le mari, un méridional naïf et  mauvais menteur incarné par Bruno Georis est très bien campé.
Les timbres de voix sont  bien posés, le ton est naturel,  les postures et la gestuelle sont étudiée dans les moindres détails (tout comme le décor) les regards se noient dans le pétillement de l’amour et celui des mots. Le plaisir du spectateur se mesure à l’aulne du rêve…
Le jeu trempe ses racines dans la rêverie duelle: une fantaisie où langue et théâtre se donnent la main pour mieux dire les variations de l’amour et comment le dire.
Arts et Lettres, Deashelle

http://artsrtlettres.ning.com