Le journal d'une femme de chambre - Octave Mirbeau
Du 30 septembre au 18 octobre 2026
Le Journal d'une femme de chambre
d’Octave Mirbeau
Figure féministe du début du XXème Siècle.
Célestine quitte Paris pour la « Province », où elle est servante au service de riches bourgeois.
Ce chef d’œuvre de Mirbeau, véritable chronique scandaleuse sur les mœurs provinciales et parisienne de la Belle Epoque, nous entraine dans…
Une drôle et féroce satire !
Mise en scène : Danielle Fire
Avec : Stéphanie Moriau
Création lumière : Bruno Smit
La pièce
Publié en 1900, Le Journal d'une femme de chambre d'Octave Mirbeau est un roman subversif qui adresse un portrait féroce de la bourgeoisie de la Belle Époque à travers le regard de Célestine, une femme de chambre perspicace. Par un style direct, l'œuvre dénonce l'hypocrisie, la perversion et la déshumanisation des domestiques par leurs maîtres.
Une satire sociale virulente dans la déconstruction du mythe de la respectabilité bourgeoise. Le personnage dépeint la futilité des maîtres qu'elle sert, notamment les Lanlaire.
Célestine devient le témoin privilégié des vices cachés de la classe supérieure.
Mirbeau dénonce ici les travers des patrons. Célestine elle-même est décrite comme sournoise, avide et manipulatrice.
Le format du journal intime permet une narration fragmentée, donnant une impression de réalisme et de confidence crue, où le "linge sale" de la bourgeoisie est exposé.
Le récit est ponctué par l'enquête sur le meurtre d'une fillette, symbole de la barbarie tapie sous le vernis de la société provinciale.
L’auteur
Octave Mirbeau est un auteur dramatique, journaliste, critique et amateur d’art.
Né le 16 février 1848 dans une famille de notables du Calvados, il passe une enfance et adolescence difficile chez les jésuites, puis après l'expérience de la guerre de 1870, il monte à Paris en 1872 et y fait ses débuts journalistiques.
En 1883, il devient le rédacteur en chef de « Grimaces », hebdomadaire anti-opportuniste et antisémite, point sur lequel il fera, d’ailleurs, très vite son auto-critique.
Il était également réputé pour son sens de la justice, défendait les opprimés et dénonçait sans relâche l'hypocrisie des institutions politiques et religieuses. Il n’a cessé de contribuer par ses livres et ses articles, à l’émancipation des esprits et au progrès social.
Auteur de l’œuvre qui sera son plus grand succès, "Le Journal d'une femme de chambre", c’était un écrivain visionnaire en avance avec son temps.