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Stéphanie Moriau


Née le 27 juillet 1975 à Mons, Stéphanie Moriau est comédienne et metteuse en scène.

Elle se forme au Conservatoire royal de Bruxelles, où elle obtient en 1998 un Premier Prix d’emblée d’art dramatique, ainsi qu’une grande distinction en déclamation. Deux ans plus tard, elle se voit décerner un Prix supérieur en art dramatique et en déclamation, confirmant l’excellence de son parcours académique.

Elle commence sa carrière professionnelle dans Droit de succession de Vincent Azé et Éric Delcourt, spectacle en tournée dans toute la Belgique. Elle enchaîne ensuite de nombreux rôles remarqués à la Comédie Royale Claude Volter, ainsi que sur les principales scènes de l’espace culturel francophone, notamment au Théâtre Royal des Galeries, au Théâtre Varia, au Théâtre Royal du Parc, à l’Atelier Théâtral Jean Vilar et au Théâtre de la Valette.

À la Comédie Royale Claude Volter, Stéphanie Moriau entretient un lien artistique particulièrement fort. Elle y interprète pour la première fois Angélique dans Le Malade imaginaire de Molière en 2000, sous la direction de Claude Volter. Elle incarne ensuite Toinette en 2008 dans une mise en scène de Michel de Warzée, reprend ce rôle en 2014 en assurant également la mise en scène, puis signe une nouvelle mise en scène de la pièce en 2022, tout en interprétant à nouveau Toinette.

Depuis plus de vingt ans, elle participe régulièrement aux lectures-spectacles du M.E.T., fondé par Jean-Claude Idée. Elle mène également un important travail de médiation culturelle en réalisant chaque année des animations scolaires à Bruxelles pour la Comédie Royale Claude Volter. Investie dans la transmission, elle enseigne la déclamation et l’art dramatique à l’Académie de Woluwe-Saint-Lambert.

Parmi ses rôles les plus marquants figurent notamment :

  • Antigone de Jean Anouilh ;

  • Amélie dans Occupe-toi d’Amélie de Georges Feydeau ;

  • Rita dans À l’école de Rita de Willy Russell (spectacle repris à quatre reprises) ;

  • Suzy dans Seule dans le noir de Frederick Knott ;

  • Missia dans Une folie de Sacha Guitry ;

  • Agnès dans Le Ciel de lit de Jan de Hartog ;

  • Nora dans Maison de poupée de Henrik Ibsen ;

  • Célestine dans Le Journal d’une femme de chambre d’Octave Mirbeau (mise en scène de Danielle Fire) ;

  • Léonie dans De mémoire de papillon, création mondiale de Philippe Beheydt et

Stéphanie Mangez ;

  • l’Abbesse de Willencourt dans Le Blasphème de Philippe Madral, création

mondiale en langue française.

  • Nina d’André Roussin;

  • Clara dans Deux sur la balançoire de William Gibson;

  • Elvire de Bernstein;

  • Lucy dans Le Noir te va si bien de Saül O’Hara;

  • Stéphane dans Fleur de cactus de Barillet et Grédy;

  • Joanne dans Oublier de Marie Laberge;

  • Stéphanie Abrahams dans Duo pour violon seul de Tom Kempinski;

  • Antoinette dans J’y suis j’y reste de Raymond Vincy et Jean Valmy;


En tant que metteuse en scène, Stéphanie Moriau a notamment signé L’Art d’aimer d’Ovide, Le Neveu de Rameau de Diderot, Le Malade imaginaire de Molière, Le Jeu de l’amour et du hasard de Marivaux, Le Noir te va si bien de Saül O’Hara, Duo pour violon seul de Tom Kempinski, ainsi que la création mondiale en langue française de Les Deux Papes d’Anthony McCarten.

Outre son travail artistique, elle est administratrice à la Comédie Royale Claude Volter et au Whalll, elle collabore activement à la programmation et à l’élaboration artistique de la Comédie Royale Claude Volter, où elle est également responsable de l’ensemble des animations scolaires et publiques.

Artiste polyvalente, Stéphanie Moriau s’illustre aussi bien dans la comédie que dans le drame, le répertoire classique ou contemporain, et s’impose comme une figure centrale de la scène théâtrale belge francophone.